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Metamuta ou les qualités d’un vrai libraire

Et le 8ème jour, Dieu créa les librairies de quartier … La mission : Trouver un cadeau. Mon état : Prêt à tout, mais bon à rien … ou l’inverse. Motivation : Autant que d’aller prôner la privatisation du service public dans un meeting de Mélenchon. La tête ailleurs, et accompagnée de mon corps qui répondait tant bien que mal aux exigences de mon cerveau qui ne demandait qu’à interrompre toutes les connexions synaptiques, je m’enfuyais d’un présent trop importun à la recherche du présent idéal. L’entité qui me représentait croisait rapidement une autre entité qui semblait imiter une vieille librairie de quartier. Nos deux abstractions ne faisaient pas corps commun, moi refusant toute idée d’interaction, la librairie, elle, oubliant toute velléité commerçante. Ce n’était pas gagné. Mais le temps pressant, il fallait malgré tout agir. Passant de 2011 à 1982 en passant la porte, je tombais sur des étals surannés remplis de romans pourtant actuels, d’étagères défraichies et achalandées de BD récentes (ou pas), mais toujours intéressantes. Commençant à m’habituer à cette excursion exotique, et ayant jeté mon dévolu sur le dernier livre d’Alexandre Jardin – un choix facile et sans risque – je me dirigeais, une angoisse sourde me torturant les tripes, vers le comptoir derrière lequel était assis le maître des lieux. Grisonnant, lunettes sur le bout du nez, chemise qui ferait exploser (et pas de rire) Karl Lagerfeld au moindre contact visuel et pull avec des trous plus grands pour mettre les bras, le souverain du temple s’éveilla et attrapa le livre que je lui tendais. Curieux comme un speculum, il me demanda si c’était pour un cadeau (toute ma vie, je me demanderais comment il l’a su). De premier abord patibulaire, il s’avéra que, sous son air glacial, se cache un personnage attentionné et très serviable. Qui plus est, il me conseilla une BD éditée chez Ankama. Il commence à me vanter les mérites de cette maison d’édition tout en s’emparant du spin off Metamuta. J’ignore encore comment il avait deviné que j’avais déjà lu les 4 épisodes officiels de la série. Il n’en fallait pas davantage pour me séduire. Je repartais avec mon cadeau, Metamuta de Jeremie Labsolue que j’avais raté lors de sa sortie et l’assurance d’inviter un vrai libraire à ma prochaine soirée Bunga Bunga. Dieu a bien fait le huitième jour …

P.s. : Vous voulez peut-être mon avis sur Metamuta? Très simple : Génial !

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