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ACTA : Liberté mon cul !

Nos ancêtres se sont battus, durement parfois, pour que nous soyons des hommes et des femmes libres en faits et en gestes. La liberté du citoyen est fondamentale tout comme celle de la presse. La liberté de parole, la mienne, la votre, c’est elle qui dénonce, qui fait que nous nous battons contre l’oppression des plus forts, qui fait que les plus faibles ont une chance de s’en sortir (beaucoup de travail est encore nécessaire j’en conviens).

Dans l’article de l’excellent ReadWriteWeb, nous apprenons que les dirigeants élus démocratiquement d’une grande partie de la planète se réunissent dans le plus grand secret et la plus grande opacité (bel exemple de démocratie en passant) pour mettre en place avec les industries du loisir le traité ACTA visant à instaurer des mesures inédites de filtrage des réseaux et aussi de contrôle par des sociétés privées de nos espace numériques personnels. Pour caricaturer, une major pourra, sans l’accord d’un juge, accéder à votre ordinateur si vous êtes suspecté d’avoir enfreint les règles du copyright. On apprend aussi que ce traité « exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.)« . Bref, si tout cela venait à être appliqué, notre vie ne serait plus la même qu’avant et le net ne serait plus qu’un immense site marchand. L’enfer.

Bien entendu, les obstacles législatifs sont encore nombreux avant que 1984 ne se mette en place et il faut attendre avant de voir les têtes de l’hydre, mais la volonté des dirigeants est ferme et violente face à cet ennemi qu’est internet. Dans tous les cas, ce qui se passe en Italie (cf censure des webtv), Hadopi, etc … doit nous faire prendre conscience que l’avenir peut rapidement basculer dans l’oppression, la censure et que notre chère liberté n’est pas un acquis et qu’il faudra sans cesse se battre pour la conserver.

A ce propos, je trouve un peu indécent de reprocher à la Chine une chose que nous allons mettre en pratique dans peu de temps

Dans le fond, je me demande sérieusement si un vote anti-capitaliste n’est pas une solution (radicale certes) contre tout ça. Et, le pire, est que je ne rigole même pas. Je n’en ai pas envie.

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4 commentaires

  1. Fabrice dit :

    Juste deux petites précisions :

    1) ce ne sont pas les dirigeants qui se réunissent pour parler de l’ACTA mais de haut fonctionnaires

    2) les régimes anticapitalistes ont tous, sans la moindre exception, utilisé intensivement la censure ou la surveillance généralisé de la population, ce qui est précisément ce que l’on cherche à éviter.

    J’ai peur que la solution soit ailleurs… Parti Pirate ou Europe Ecologie, c’est pour l’instant les seuls à s’opposer à tout cela, et ils ne sont pas anti capitaliste.

    • digiboy dit :

      Les hauts fonctionnaires sont proches des dirigeants et sont parti prenantes de leurs décisions. En outre, ils sont nommés (souvent) par les gouvernants. Et je doute que ces derniers soient étrangers ou même contre l’Acta.
      Les régimes anti-capitalistes, ok, ont utilisé la censure, mais il ne s’agit pas d’en instaurer un ici. Simplement, avertir. Un vote sanction. Le parti pirate, je n’y crois pas vraiment. Europe Ecologie, oui, un bon choix sans doute.
      Je dois ajouter que j’ai écris cet article avec peu de recul, sous le coup de l’émotion. J’attends de voir comment tout cela va évoluer.

  2. Oli dit :

    je ne comprend pas les tenants et les aboutissants de tout ça, bref ça sert à quoi ?
    – Contrôler, pour l’argent, pour priver de liberté ? Les industriels de la culture se foutent bien de notre gueule
    – La liberté d’expression, la démocratie ça veux plus rien dire ? visiblement plus rien
    – La création, l’innovation, l’initiative ça devient quoi ? ça fait longtemps qu’il n’y a plus rien de tout ça, nan ?

    … me reste plus qu’a aller vivre en Auvergne !

    • digiboy dit :

      Je pense qu’il s’agit du contrôle des réseaux tout simplement. Et puis bien évidemment d’argent. Sans doute un travail de lobbyisme intense de l’industrie des contenus. Et puis, l’Auvergne, c’est sympa (à répéter 1000 fois).

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