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Ca pique et ça fait du bien

le-herissonMa vie est extraordinaire. Hier, n’en pouvant plus de travailler par ces chaleurs – celles qui obligent les gros moches à se pavaner en pantacourt (l’apocalypse vestimentaire), t-shirts sans manches, baskets et chaussettes – j’ai décidé de me réfugier dans une salle obscure un peu trop climatisée (atchoum) pour aller voir le Hérisson. Tirée du livre de Muriel BarberyL’Élégance du hérisson – et interprétée par Josiane Balasko, Garance le Guillermic et  Togo Igawa, l’adaptation passe plutôt bien cette épreuve cruelle du passage du papier à la pellicule. Je suis de nature méfiante et j’ai toujours eu une dent (un dentier dans ce cas) contre le cinéma français et, en particulier, le cinéma français tiré de roman à succès. Non pas que mes chères compatriotes ne savent pas faire des films, mais, allez savoir pourquoi, neuf fois sur cinq, j’ai eu envie de mourir lors d’une projection. Trop intellos, trop chiant, trop parisien, trop beauf, la valse des trops est sans fin. Le summum fut Paris de Klapisch, un argument premier choix pour la fin immédiate des civilisations.

Et pourtant, passé l’adaptation climatique – dehors 35°, dedans clim-à-fond – je me suis laissé transporter dans ce joli film sans même m’en rendre compte. La micro histoire du trio est un vrai délice poétique, froid, drôle et tragique. Un parfait reflet de la noirceur de la France. Et pour une fois, je n’ai préféré ni le livre, ni le film, j’ai aimé les deux.

Note : J’exagère en disant que le cinéma .fr est pourri. Bien entendu.

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3 commentaires

  1. alej dit :

    Ah, ton imitation de Balasko dans Nuit d’Ivresse….

  2. Sane dit :

    Le cinéma français est le pire… à l’exception de tous les autres 😉

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