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Et la tendresse bordel ?!

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Cela n’aura échappé à personne, ce week-end, c’était fiesta à Strasbourg. L’Otan fêtait son soixantième anniversaire dans la capitale alsacienne. Au programme, une rencontre sur un pont, Berlusconi au téléphone, Carla so chic (ndlr: Non, c’est vrai, on peut dire ce que l’on veut, graphiquement, elle déchire), Barack superstar, un truc à la trompette super loose, … et la violence. Oui, moi, strasbourgeois de l’intérieur, c’est ce que je retiendrais. La présence policière ne me dérangeait pas vraiment, c’était même plutôt folklorique, un peu surréaliste de voir autant de force en présence. Un coté avant guerre. Et puis ça ne dure que quelques jours. Une gêne supportable.

Mais à partir du 2 avril, le ton fut donné et la présence policière justifiée. La casse avait commencée. D’ abord dans les quartiers Sud. Le point d’orgue fut le 4 avec tout ce que vous savez, la zone d’habitation du Pont de l’Europe mise à sac, un hôtel en feu (et habité contrairement à ce qui fut dit), plusieurs commerces saccagés, et une manifestation pour la paix gâchée.

Dommage pourtant que ces dégradations aient eu lieu dans deux des quartiers les plus défavorisés de la ville. Les habitants n’en avaient pas besoin. Et c’est la qu’on se rend compte que la gestion d’événements de cette ampleur ne doit pas être simple, les violences étant quasi-certaines. Que ce soit pour la police ou pour les organisateurs du contre-sommet.

Une chance peut-être aussi pour la zone frontalière qui était d’une laideur sans nom avec un espoir, celui d’un embellissement de cette entrée en France. La douane était affreuse, le bâtiment de la pharmacie et de l’office du tourisme héritait d’une architecture hideuse. Donnons à ce quartier la beauté qu’il mérite !

Plus problématique est le message des anti-Otan pacifistes qui auront beaucoup de mal à faire entendre leurs voix dorénavant. Pourtant la fête promettait d’être belle et colorée. Mais, associé à ces violences, comme beaucoup de démonstrations de ce genre, il va être difficile d’organiser les futurs événements sans entraver le droit fondamental de manifester. La présence policière excite certainement, mais sans elle, la ville aurait été un champ de ruines, l’inexistence de service d’ordre dans le cortège n’aidant pas non plus. D’autant plus que les casseurs étaient systématiquement cagoulés, souvent habillé de noir et donc assez facilement repérable.

Bref, que ce soit l’Otan ou ses opposants, c’est la guerre des deux cotés. Et les violences, des deux cotés, ont tout gachés.

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3 commentaires

  1. Zelittle dit :

    Sympa cette petite description de l’intérieur de la ville, surtout quand on a des médias qui sont capables de s’emballer et d’en rajouter un peu.

    Sinon, « Dommage pourtant que c’est dégradations » c’est moins sympa 😉

  2. Jump dit :

    Bon ne polémiquons pas hein… mais gageons que dans quelques temps, lorsque le tram arrivera dans ce quartier, on trouvera un joli petit arrêt en lieu et place du bâtiment qui a brulé :))

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