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L’arnaque de la journée de solidarité

Le 30 juin 2004, le gouvernement Raffarin instaure la journée de solidarité pour financer des mesures d’aides à destination principale des personnes agées. Déjà à l’époque, j’étais contre, car convaincu que l’argent de l’état était mal géré. Mais bon, dura lex, sed lex.

Assez souple dans son application, le Lundi de Pentecôte est devenu un peu le symbole du fossé qui sépare le public du privé. En effet, sur le site de Ripostes, on apprends plusieurs choses très interessantes sur la manière de faire passer une pillule amère auprès des fonctionnaires:

  • Les conseils régionaux de Champagne-Ardenne, Picardie, Poitou-Charentes, les conseils généraux du Nord, du Pas-de-Calais, du Tarn et des Hautes-Pyrénées accorderont, eux, une journée de congé exceptionnelle, tout comme le conseil régional d’Ile-de-France pour ses 1 200 agents.
  • Le conseil régional de Basse-Normandie accordera une journée de congé, le 16 mai, à ses agents, pour protester contre la suppression du lundi de Pentecôte férié. Les municipalités du Kremlin-Bicêtre (MRC), Bagnolet (PCF), Bobigny (PCF), Pantin (PS) ou Drancy (UDF) resteront fermées.
  • Christophe Bouillon, maire socialiste de Canteleu (Seine-Maritime), a décidé de donner une journée de congé supplémentaire aux employés municipaux pour « compenser l’ouverture des services imposée par le gouvernement » le jour de la Pentecôte.

On constate donc que des services publics ne jouent pas le jeu. Pire, elles font supporter le coût de cette journée aux usagers en instaurant un jour de congé supplèmentaire aux frais des contribuables. Dans le genre double-couillonnement, ça se pose très clairement.

Le plus amusant est la solution de la SNCF. Le lundi de Pentecôte férié est maintenu pour ses salariés contre 1 minute 52 secondes de travail supplémentaire par jour. En d’autres termes, ils ne la font pas à la SNCF.

Plusieurs solutions s’imposent:

  • Supprimer le jour férié du Lundi de Pentecôte. C’est plus simple, efficace et surtout juste.
  • Le conserver férié. Celà necessite de trouver des fonds. Un impôt supplémentaire, des réductions de côuts de fonctionnement de l’état (ndlr: je sais, je rêve) …

Dans tous les cas, la situation actuelle est injuste pour le secteur privé et ses salarié(e)s, qui supportent seul la charge de cette journée.

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Un commentaire

  1. Helran dit :

    Oh bah comme d’habitude, C’est le privée qui trinque pendant que le public fait la fête. Et les premiers à raler et a faire greve se sont les fonctionnaires!

    (mince, j’ai oublié ce que je voulais dire…. dingue! Ah ca me reviens…) Puis comme d’habitude c’est les salariés qui trinquent, alors que, comme tu la si bien dit, les fonds c’est pas ca qui manque, il suffit juste qu’il ne soit pas gaspillé! Mais ca fait partie des fierté national!

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